Dans ces notes, je vais tenter de vous faire partager l’enthousiasme que j’ai pu avoir en lisant tel ou tel ouvrage. Je lis peu et uniquement ce qui me plait vraiment. Je n’ai jamais eu le courage d’aller au bout d’un bouquin qui m’ennuyait. C’est peut-être une erreur, l’indice d’un caractère faible et fragile, pire la preuve d’une totale inaptitude à « forcer la bête ». Dans ces temps où les devises sont : « je travaille, donc je suis », « je peine donc je survis », « je fais des heures supplémentaires donc mon employeur se réjouit », ça ne pardonne pas. Mais, Monsieur, avant de me juger, écoutez la plainte de la flemmarde génétique : elle a été dessinée comme ça, n’a pas eu le choix, la vie est dure –si vous saviez- pour les fainéants congénitaux. Tant d’agitation autour de soi, ça fatigue, forcément ! Et toutes ces pages qu’on aurait pu tourner si seulement, on avait eu la volonté pour le faire ! Enfermés dans notre unique plaisir de lire, on est à plaindre, je vous assure, Monsieur, bien plus qu’à blâmer !