
Au fond,
Quand le corps devient rocher
Quand les pensées tournent au remugle
Quand la profondeur du puits construit le mythe du quotidien
Quand les nuits se font cellules
Et que les oiseaux sont morts
Au fond,
Quand il ne reste que le goût amer des choses
Il y a encore cet étonnement de la source
Cet absurde éclat du regard
Au fond,
La vie entre les doigts
Continue de couler
Et l’on s’étonne
Que le pas suive l’autre
Malgré soi