Anselm Kiefer, trouvé ICI
Sous la matière perdue,
Pas de mémoire.
Les éclats d’enfants ont disparu,
Toute beauté s’enterre.
L’art n’est pêcheur
Ni de vertu, ni d’extase
Mais de transparence
Et d’être.
Dans la distance séparant l’œuvre
Du monde
Le faux s’engouffre parfois
Jusqu’à étouffer la présence.
Vient l’heure du monstre :
L’ordre du ciel s’écroule
Et partout pleure le signe écorché
Des innocents.
Du vide éclot le vertical
Indicible.
Le jour point, les os se relèvent,
L’Homme est de nouveau nommé.
Alors sous le tremblement
Des ombres égarées
L’œuvre retrouve son chemin
De geste, relisse son empreinte d’âme.