Blog EntrySous...Mar 19, '08 3:35 PM
for everyone

Anselm Kiefer, trouvé ICI


Sous la matière perdue,

Pas de mémoire.

Les éclats d’enfants ont disparu,

Toute beauté s’enterre.

 

L’art n’est pêcheur

Ni de vertu, ni d’extase

Mais de transparence

Et d’être.

 

Dans la distance séparant l’œuvre

Du monde

Le faux s’engouffre parfois

Jusqu’à étouffer la présence.

 

Vient l’heure du monstre :

L’ordre du ciel s’écroule

Et partout pleure le signe écorché

Des  innocents.

 

Du vide éclot le vertical

Indicible.

Le jour point, les os se relèvent,

L’Homme est de nouveau nommé.

 

Alors sous le tremblement

Des ombres égarées

L’œuvre retrouve son chemin

De geste, relisse son empreinte d’âme.


alienor wrote on Mar 19
Empreinte
de l'abîme à la résurgence.
Plus le vide est profond, plus forte la remontée abyssale.
Le geste épouse en secondes noces le verbe et l'idée.
Ménage à trois.
johal wrote on Mar 19
Beau ménage à trois Aliénor
:)
Comment deleted at the request of the author.
elfiane wrote on Mar 21, edited on Mar 21
l'enfant perdu envers et contre tout et l'abîme de l'oubli envers et contre tout....
laetirature wrote on Mar 22
Heurtée par Paul Celan et Anselm Kiefer : les mots, les oeuvres, les tableaux, osmose et alchimie. Merci pour ton poème.
johal wrote on Mar 22, edited on Mar 22
Bonsoir laetirature,
savoir si l'on peut continuer d'exister, si même on en a le droit, après l'horreur ultime des Hommes. Celan, Kiefer et tous ceux qui, encore aujourd'hui, sont marqués dans leur chair, dans leur être, dans leur devenir, par l'indicible.
Au coeur de l'humain, des questions encore et encore...
Merci de ton passage
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