Jean Boccacino, La ruelle,
Au bout du chemin,
Endormi dans les feuilles
Un ange
Un peu pâle dessous la pierre,
La vieille pierre des ans.
Les mousses ont habillé ses ailes
Et l’air s’est bercé de lumière.
Un ange
Etonné…
Pas de fleurs,
Le chœur des vents sous les cyprès
Murmure parfois une aubade.
Un ange
Souriant
Au creux de la colline
Où mars est encore un peu froid.
Et Toi,
Qui cueille un souvenir lointain
Comme un blanc bouquet d’aubépines
Tes lèvres étincellent de givre.
L’ange
Tranquille
Ne t’oublie pas.